Atouts nutritionnels


Un poids lourd des protéine

La viande de dinde est un excellent fournisseur de protéines : selon les morceaux, elle apporte de 20 à 25 % pour 100 g. Pour preuve, les protéines représentent 90 % de la matière sèche pour l’escalope, 70 à 78 % pour les cuisses.

Indispensable à la vie et au fonctionnement de notre organisme, les protéines sont les matériaux constitutifs de nos cellules et de tous les tissus vivants. Elles sont particulièrement abondantes dans les muscles (75 %).

Certaines protéines sont meilleures que d’autres. Ainsi celles de la dinde ont une haute valeur biologique, avec une forte densité protéique : d = 17 (celle-ci représente la quantité de protéines en grammes pour 100 kg calories). Ainsi la viande de dinde apporte beaucoup de protéines pour peu de calories.

Ses protéines sont aussi constituées d’acides aminés essentiels (ceux que l’organisme ne sait pas fabriquer tout seul).

Chez l’adulte, les protéines doivent représenter environ 15 % des calories ingérées par jour. Les besoins d’une personne sédentaire sont d’environ 0,8 g par kilo de poids et par jour.

 

Pauvre en lipides

La viande de dinde est naturellement légère en lipides avec une teneur moyenne de 2,5 g/100 g, ce qui en fait la plus maigre de toutes les viandes et volailles.

Championne toute catégorie, l’escalope de dinde n’apporte que 1,6 g/100 g de lipides !

Ces lipides sont constitués d’acides gras. Selon les nutritionnistes, la répartition des acides gras de la viande de dinde est proche de l’équilibre parfait.

Avec plus de 60 % d’acides gras insaturés, soit les « bons gras », elle a une composition lipidique proche de certaines huiles végétales.

Ces acides gras sont équitablement répartis en acides gras mono-insaturés (0,6 g/100 g) et en acides gras polyinsaturés (0,7 g/100 g).

Certains sont considérés comme des acides gras essentiels car ils sont indispensables à notre métabolisme, comme les oméga – 6 (acides linoléique et linolénique).

Or la viande de dinde contient 23 % d’acide linoléique, important dans la prévention des accidents cardio-vasculaires.

Quant à sa teneur en acides gras saturés, dits « mauvais gras », elle est faible (0,8 g/100 g).

 

Faible en cholestérol

Selon les morceaux de viande de dinde, la teneur en cholestérol varie, mais dans l’ensemble elle est très faible.

La « viande blanche » des filets et des escalopes n’en contient que 15 mg/00 g !

La « viande rouge » des cuisses et pilons en contient un peu plus avec 40 mg/100 g.

 

Une mine de vitamines et de minéraux

La viande de dinde peut se targuer d’être la viande du tonus. Elle contient une teneur très élevée en vitamines B, des antioxydants, c´est un concentré d’oligo-éléments et de minéraux, une source de potassium, de phosphore et de magnésium et elle est faible en sel !

Elle contient une teneur très élevée en vitamines B (importantes pour le renouvellement des cellules, comme celles de la peau et des cheveux) :

Vitamine B1 : 0,03 mg/100 g

Vitamine B2 : 0,13 à 0,17 mg/100 g

Vitamine B3 : 11,4 mg/100 g

Vitamine B6 : 0,55 mg/100 g

Vitamine B12 : 0,5 microg/100 g

Une seule escalope de dinde de 150 g suffit à couvrir largement l’ensemble des besoins de ces vitamines, notamment la B3, alors couverte à 100 % ou encore la B6 à 40 %.

La vitamine B3 sert à la synthèse de deux enzymes impliquées dans la production d’énergie à partir des nutriments, dans la synthèse des acides gras et des hormones sexuelles, dans la formation des globules rouges et dans la régulation de l’activité des gènes.

La viande de dinde contient aussi des antioxydants qui favorisent la prévention de l’athérosclérose :

Vitamine E : 0,13 à 0,26 mg/100 g

Sélénium : 0,025 mg/100 g

Vitamine C : 3 mg/100 g

 

Un concentré d’oligo-éléments et de minéraux.

Si certains pensent toujours qu’il faut se gaver d’épinards pour avoir du fer, ils font fausse route ! En revanche, ils ne se tromperont pas avec la viande de dinde. Comme de nombreuses viandes, elle est riche en fer héminique (fer d’origine animale).

Ce fer s’absorbe mieux que celui contenu dans les légumes secs et les végétaux.

Le fer est un oligo-élément indispensable à l’organisme qui en contient 2,5 g à 5 g. Il en perd en moyenne 1 mg par jour.

Une perte qui doit être compensée par une alimentation équilibrée. La consommation de viande de dinde, qui en contient 1,24 mg/100 g, contribue à couvrir ces besoins..

Ainsi, finis les coups de pompe grâce au fer de la dinde et à son pouvoir rassasiant !

 

Une source de potassium, de phosphore et de magnésium.

La viande de dinde en contient 379 mg/100 g.

Le potassium intervient dans la contraction musculaire et empêche la fuite de l’eau hors des cellules.

Elle apporte du phosphore minéral avec 226 mg/100 g. Il s’agit d’un constituant de la trame osseuse, ainsi que dans la formation et le maintien des dents.

Cette volaille à chair tendre est aussi dotée de magnésium avec 27 mg/100 g, pour le bon fonctionnement nerveux et musculaire.

Mais comme la plupart des viandes, elle est pauvre en calcium (2 mg/100 g).

 

Faible en sel !

La teneur en sodium de la viande de dinde est plutôt faible avec 49 mg/100 g.

Elle est donc parfaitement indiquée pour les personnes dont les apports en sodium sont contrôlés. Un atout également pour celles qui sont sujettes à la rétention d’eau.

Cette faible teneur en sel concerne aussi la charcuterie de la dinde qui est beaucoup moins salée que la charcuterie traditionnelle : le jambon de dinde contient trois fois moins de sodium que le jambon de porc !